Le quart d'heure

{Journal de bord d'une infirmière libérale}

La prospection

Lorsque l’on s’installe en libéral, une grande question surgit: comment se faire connaître ?

Selon l’article R. 4312-37 de notre convention la profession d’infirmier ou d’infirmière ne doit pas être pratiquée comme un commerce. Tous les procédés directs ou indirects de réclame ou publicité sont interdits aux infirmiers ou infirmières. L’infirmier ou l’infirmière ne peut faire figurer sur sa plaque professionnelle, sur ses imprimés professionnels, des annuaires téléphoniques ou professionnels ou sur des annonces que ses nom, prénoms, titres, diplômes et, le cas échéant, lieu de délivrance, certificats ou attestations reconnus par le ministre chargé de la santé, adresse et téléphone professionnels et horaires d’activité.La plaque professionnelle ne doit pas avoir de dimensions supérieures à 25 cm x 30 cm. L’infirmier ou l’infirmière qui s’installe, qui change d’adresse, qui se fait remplacer ou qui souhaite faire connaître des horaires de permanence peut procéder à deux insertions consécutives dans la presse.

Equipée de mes cartes de visites, je pars à la découverte de mes futurs voisins, co-équipiers dans le libéral: les médecins, les pharmacies, les kinés et podologues, les centres de SSIAD/HAD, et la mairie. Les infirmières libérales installées, je les ai quant à elles prévenues par courriers, suite à une déconvenue de leur accueil peu encourageant (explications données sur ce post).

  • Les médecins me réservent un accueil chaleureux « oh mais c’est bien, nous avons besoin d’infirmières,..c’est une bonne initiative,…je vous souhaite une bonne installation,… », pour certains d’entres eux, j’ai dû patienter dans la salle d’attente (cabinets avec permanence, pas de rdv), pour d’autres, aujourd’hui je sais que les cartes de visites sont rangées au fond d’un tiroir… ce n’est pas grave, l’important est qu’il visualisent ma tête !

  • Les pharmacies… ont été d’excellents « pourvoyeurs » de patients, encore aujourd’hui ça marche très bien. Toutes n’ont pas participé activement à la distribution de mes cartes (elles avaient leurs infirmières attitrées), et pour deux autres, j’y vais régulièrement prendre des médicaments ou du matériel, elles m’adressent pas mal de patients (fluctuant selon les périodes). Aux dernières fêtes de fin d’année, elles ont eu droit à un peu de gourmandise, je tenais à les remercier en chocolats !

  • Les kinés, les podologues, les psychologues, les sages-femmes, trop nombreux sur le secteur, je leur ai envoyé un faire-part par voie postale.

  • Les centres HAD et SSIAD, je ne les ai pas propectés, ayant découvert que nous devions leur adresser nos facturations, et que c’est assujetti à l’URSSAF: et que c’est très taxé !

Sinon, il ne faut pas oublier de s’inscrire sur les pages jaunes – Internet, il y a un N° spécial pour les professionnels. L’insertion est gratuite, et la publication sur le Botin (annuaire papier) est automatique de ca fait.

J’ai pris le parti de ne pas ouvrir de ligne fixe au cabinet, je ne travaille qu’avec mon téléphone portable. L’inconvénient est que je suis joignable 24h/24H, ou de recevoir des appels lorsque je suis en congés (je ne consulte maintenant que deux fois par jour mes messages les jours de repos) et… faut penser  le soir à débrancher le téléphone (il n’est pas rare de découvrir des appels à 20H45 « vous pouvez venir faire une injection ce soir » oups !)…

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